pma

Espagne. Acte 1.

Nous avons longuement hésiter. Mais nous avons réussi à avoir un Rdv pour ce 15 juin à Barcelone avec le meilleur docteur français qui exerce à la clinique xxx depuis des Années.
On a pris des billets d’avion pas cher. Un Hotel sympa.

Et on s’est dit que puisqu’on avait du mal à se décider, autant y aller. On aura plus de réponse, et on verra mieux si c’est jouable. Au pire, ça nous fera un week-end en amoureux en Espagne. Au mieux on ne perdra pas de temps et on pourra enchaîner sur la fiv en juillet. Le traitement adenomyose si y a des embryons. Et une implantation pour octobre novembre….
Quelques jours avant le départ, la secrétaire de HOPE m’a demandé quelques renseignements au sujet de l’Espagne ( notamment la date.) et en regardant mes mails je vois que je me suis completement plantée! Le Rdv est un jour plus tôt. Le 15!!!!! Je ne sais pas pourquoi j’étais persuadée que c’était le vendredi 16….

Du coup grosse panique car on etait mardi et il n’y avait qu’un vol possible qui partait le mercredi 14 à 7h !!! Bref. Apres étude minutieuse nous avons réservé un train le 15 au matin.
Le matin, apres 5 timides heures de sommeil nous voilà en gare à 6:30. Pour constater qu’en raison des orages de la veilles, tous les trains sauf le notre sont annulés. On se réjouis. On prend un Cafe. Puis notre train est supprimé à son tour.

Catastrophe.

Les guichets grands lignes sont fermées car c’est trop tôt. 

Aucun train ne nous permet de rattraper le TGV pour Barcelone.

On monte quand même dans le premier train vers sud. Valence TGV. 

Enfin la bas, la seule possibilité c’est de prendre le prochain TGV pour Barcelone, à 12:20. Arrivée prévue à 16:30. 

Notre Rdv est à 15:30.

On aura au mieux 1h de retard.

On se dit que c’est parti. On fait ca.

Les hôtels sont déjà payés.donc go.

On les prévient.

On attend 4 h à Valence.

On monte dans le train.

Je dors.

On arrive. Taxi.

On trouve pas l’entrée de la clinique. On fait le tour du pate de maison. ( c’est hyper beau, végétation tropicale, 30degre top)

On arrive enfin.

Elle parle français.

Elle est super sympa.

Il fait frais, on attend, on rempli des documents d’informations.
Et nous voilà, dans l’usine à bebe, avec l’impression d’être dans un documentaire sur l’infertilité et le tourisme pma sur France 5.
Autour de nous, c’est une Deco moderne sympa. Pas immense comme dans certains documentaires. Il y a des petits bureaux de partout et pleins de salle d’attente,

Les filles de l’accueil sont en blouse blanche et blouses bleues  » IVI ».
On attend pas, elle récupère nos documents, et nous monte à l’étage.
Nouvelle salle d’attente. Très moderne. Vitrée. Marbre et métal.
On est appelé.
On arrive dans un bureau avec salle Gynéco attenante.
Devant nous le fameux docteur.
Il n’est pas comme j’imaginais. Il est très blond ( décoloré?) et plutôt jeune (45?)
Il est très efficace. Speed. C’est une machine de guerre. Il ne regarde pas les gros classeurs. Il cherche pas une raison des fc. Il programme la fiv. Il veut connaître les détails des fc. Les dates, les curetages. Les accouchements etc. 
Pas le temps de chercher les documents ou analyses dans les classeurs. On les reverra par mail. 
C’est un peu déroutant, mais c’est aussi rassurant. Il est efficace. Et très demandé. On voit tout de suite que c’est le boss des boss.
S’en suit une echo endovaginale ou l’on voit que ma muqueuse est à 8mm ce qui est exceptionnelle chez moi!!!!! 
Puis ils font une simulation de transfert pour adapter au mieux le matos à mon Uterus.
C’est parfait. Je n’ai aucune douleur.
On sort de son bureau au bout d’une heure quand même! Il nous a tout bien expliqué.
Il nous présente sa Secretaire française qui sera notre interlocutrice. 
On réfléchi aux dates. 
Je viens d’ovuler. On pourrait commencer le traitement dans 7 jours. À condition d’avoir toutes les analyses de sang à jour. Sinon ca sera debut septembre car en août ce traitement ne peut avoir lieu. ( sinon ils sont ouverts 7j/7)
On aimerai bien attaquer donc dans 7 jours mais c’est pas gagné. Je suis déçue. 
En même temps la ménopause en été ca va être l’horreur car je suis déjà en souffrance de cette chaleur sans ménopause!!!!!
Le Cheri est ok pour ce planning. Moi moins bref.
Arrive la fille de l’accueil, du debut. La super sympa qui parle hyper bien français.
On parle argent.

Et c’est pas 6000€

Mais 6900!!!
Et contrairement à ce que je croyais: IL N’Y A PAS DE GARANTIE DE TRANSFERT.
Par exemple on payera ce qu’on a consommé comme examens. 

Si il n’y a aucuns ovocytes fécondés alors on paie 1200€ 

Si il n’y a aucuns embryons j 5 on paie 3500€ ( j suis plus sure)

Si y a aucuns embryons viable génétiquement apres le test on paie dans les 4500€

Etc 
Si tous les embryons échouent à la décongélation alors on paie 6900 – 400€! 

6300!
On croyait qu’il y avait une garantie d’embryon implanté. 
Du coup ca a été la douche froide.

4000€ pour avoir une réponse sur la raison des fc. PourQuoi pas.

5000€ pour les voir mourrir au congèle et devoir recommencer…. c’est chaud.
Je pense toujours au pire. C’est ma nature. Je l’anticipe pour ne pas être déçu. Pour savoir quoi faire dans ce cas.
Mais on est sorti de la clinique tout hésitant. Meme plutôt découragés. Perplexe.
En sortant, il faisait si chaud, j’étais si fatigué que j’ai eu une grosse baisse de tension avec envie de dormir, mais affamée aussi et petite crise d’angoisse. 

Je me suis traînée comme j’ai pu, a l’hôtel pour poser les affaires, puis au resto pour manger. Je prenais  » rescue discretos dans le dos de mon Cheri pour pas l’inquiéter. Puisque des crises d’angoisse j’en ai relativement souvent et à force j’ai peur de le soûler.
Mais bien sûr, une fois posés au resto je lui ai dis. J’étais affamée aussi. On a parlé. De cette fiv. De notre projet de bebe. On etait tous les 2 perdus et perplexes.

Parler me faisait du bien.

La bouffe est arrivée et j’ai ressuscité!!!
On est rentré à l’hôtel.
À cause de notre retard, il a dû revenir le lendemain pour faire le spermo. Un sperme congelé de secours. Au cas où le jour de la ponction il soit malade, fiévreux. Hospitalisé ou autre. Plutôt rassurant comme mesure.

Tu te tapes 2 semaines de piqures et echo. Le voyage . Et le jour j il a une crise d’appendice. T’es niqué! 💩
À notre 2eme arrivée, la clinique etait blindée. Des couples de partout. 
Cette fiv en Espagne, je la vois comme un échec. 

L’échec de notre fertilité.

Puis j’ai croisé le regard d’un couple de nana. Elles avaient le regard pétillant. C’était le Reve pour elles. Des économies pour un projet de vie. Elles l’aiment elles cette clinique. Elles la bénissent. Elle est une victoire pour elles.
Pour nous il y a encore du chemin avant de voir la victoire ici.
J’ai laissé mon Cheri Faire ses affaires et je suis rentrée au frais à l’hôtel.

Appeler vite une copine, qui ne pourra pas me conseiller. Mais écouter c’est déjà super.
Il est rentré on a fait un spa. Puis pris un bus pour la mer. Et c’était le Reve. Tous ces jeunes sur la place! C’était la fiesta! On s’est baigné, puis vers 21h on a trouvé un bar de plage idéal et on a bu des mojito!

On s’est pas fait accepter au casino et on a fini par baiser d’amour à l’hôtel. À moitié endormis 😉
À suivre 
( et à corriger pour moi mais là grosse flemme….)

 

pma

L’adénomyose

Un Petit copier-coller du site « endofrance » pour y voir plus clair :

( -> dans mon cas, j’ai assez peu d’adenomyose, elle est de type diffuse, elle mérite donc d’être traitera précaution. à l’hysteroscopie, j’ai à peine quelques petites pointes violettes, mais très peu, à l’écho on voit quelques lesions mais sans plus.

Le traitement dans mon cas est le suivant:

1/ Stimulation-ponction-fecondation-(tri)-congelation (des bons)

2/ entre 3 à 6 mois de traitement= ménopause artificielle

3/ transfert, implantation, nidation, grossesse, rêve qui devient réalité, accouchement, maternité tout au top…. )

Voila pour moi et voila pour les info sur l’adenomyose ( sachant qu’avant ma fille j’ai eu de l’endométriose, stade 2, opéré, traitement de 2 mois et enceinte direct derrière)

L’adénomyose… c’est quoi?

Physiopathologie 

L’adénomyose est usuellement définie comme étant de l’endométriose interne à l’utérus.

En fait il s’agit d’une anomalie de la zone de jonction entre l’endomètre (muqueuse qui tapisse l’utérus) et le myomètre (muscle de la paroi utérine) qui va laisser les cellules de l’endomètre infiltrer le myomètre. Elle peut être superficielle (épaississement de la zone jusqu’à 12 mm) ou profonde (douloureuse).

C’est une pathologie bégnine et fréquente. Elle peut être :

  • diffuse (on retrouve de nombreux foyers disséminés sur l’ensemble du myomètre)
  • focale : un ou quelques foyers localisés sur le myomètre
  • externe : quand l’endométriose pelvienne profonde vient infiltrer le myomètre

mcdc7_adenomyosis

Il existe une corrélation entre l’endométriose pelvienne et l’adénomyose. Mais il n’y a pas de généralités : une femme peut avoir de l’adénomyose sans avoir d’endométriose. Et vice versa.

L’adénomyose concernerait 11 à 13 % de la population féminine. Dans 25 % des cas, les femmes atteintes ont de 36 à 40 ans. Dans 6 à 20 % des cas, adénomyose et endométriose sont associées.

Les facteurs de risques de l’adénomyose : comment apparaît-elle ?

On rencontre le plus d’adénomyose chez des femmes ayant eu plusieurs enfants, ou ayant un endomètre (muqueuse utérine) très développé (on parle alors d’hyperplasie endométriale).

On ne sait pas dire aujourd’hui si les chirurgies ou les césariennes peuvent entraîner de l’adénomyose. En revanche, dans les interrogatoires des patientes ayant une adénomyose, on retrouve des femmes qui ont eu des placentas présentant des anomalies.

En revanche, on sait que la pose d’un stérilet n’est pas un facteur de risques.

Les symptômes

Ménorragies : règles très abondantes et longues (supérieures à 7 jours avec une perte de sang importante). Elles sont rencontrées dans 50 % des cas d’adénomyose

Dysménorrhées : douleurs liées aux cycles. Elles concernent 30 % des femmes atteintes d’adénomyose.

Métrorragies : pertes de sang en dehors de la période des règles. Elles sont rencontrées dans 20 % des cas d’adénomyose

A noter : l’adénomyose ne présente aucun symptôme 2 fois sur 3.

Comment détecter l’adénomyose ?

L’échographie permettra de voir si l’utérus est augmenté de taille, avec des parois asymétriques, un myomètre (la couche musculeuse interne de l’utérus) enflammé, épaissi. L’utérus n’a plus sa forme initiale triangulaire.

L’échographie doit être faite en 2e partie du cycle. L’échographie endovaginale(avec une sonde introduite dans le vagin) donne plus de précisions.

L’IRM sera l’examen de 2e intention si on pense qu’il y a une endométrioseassociée. Elle sera faite de préférence en dehors du cycle.

L’hystéroscopie ou l’hystérosalpingographie n’ont aucune valeur ajoutée sauf pour effectuer un bilan d’infertilité.

L’imagerie permettra aussi de distinguer le fibrome utérin de l’adénomyose.

Adénomyose et infertilité

L’adénomyose est assez souvent retrouvée chez la femme infertile.

Si elle est importante, cette anomalie de l’endomètre entraînerait une réaction inflammatoire qui pourrait empêcher l’implantation de l’embryon.

Le risque de fausse couche chez la femme porteuse d’une adénomyose serait multiplié par 2.

Lors du bilan de procréation médicale assistée (PMA), on fera une IRM pour évaluer la zone de jonction entre l’endomètre et le myomètre. Son épaississement sera prédictif de la présence ou non de l’adénomyose et de la diminution du taux d’implantation de l’embryon.

Les analogues de la Gn RH (décapeptyl, énantone, ..) présentent un intérêt car ils agissent bien sur l’adénomyose et favorisent les chances de grossesse après 3 à 6 mois de traitement.

Les traitements de l’adénomyose

A noter : on ne traite que les femmes symptomatiques (si douleurs, saignements importants).

L’embolisation des artères utérines apparaît comme un traitement conservateur qui préserve la fertilité. Toutefois, chez près de 50 % des femmes traitées, on constate un retour des symptômes dans les 2 ans. Cette opération consiste à inclure des petites billes de gel dans les artères utérines afin de diminuer l’intensité les ménorragies. Cette technique est aussi utilisée dans le cas des hémorragies de la délivrance après des accouchements.

En l’absence de désir de grossesse, le traitement consistera à soulager les ménorragies, puis comme pour l’endométriose, à empêcher la stimulation hormonale des tissus endométriaux :

  • GnRH + add back therapy* : ce traitement agit en diminuant l’épaississement de la zone jonctionnelle, du volume utérin et des symptômes associés (dysménorrhée, ménorragies)
  • DIU hormonal (type Miréna) ; ce traitement diminue les ménorragies, le volume utérin et corrige l’anémie. Il peut être administré pour 3 ans.
  • Progestatif en continu, qui permet une atrophie de l’endomètre.

*l’add-back therapy consiste à réintroduire un peu d’oestrogènes : suffisamment pour pallier les effets secondaires générés par l’analogue Gn RH mais insuffisamment pour agir sur les cellules (hormono dépendantes à l’œstrogène). L’add-back therapy est un vrai confort durant les cures de ménopause artificielle.

Le traitement radical consiste en l’hystérectomie (ablation de l’utérus). A noter que s’il y a une endométriose associée, l’hystérectomie seule ne sera pas suffisante.

Rédigé à partir des exposés du Pr Hervé Fernandez, du Dr Brigitte Clavier, du Dr Cécile Martin lors du congrès Rouendométriose de février 2016

MAJ le 28 avril 2017

pma

Et vous qu’en dites vous?

À ma place que feriez vous?

1/ Tenteriez vous une autre grossesse  » naturelle »? Sous la couette? ( je rectifie -> sans rien faire )

2/ tenteriez vous l’opération varicocele et traitement adenomyose pour dans 4 ( ou 6 ) mois tenter un bebe couette? ( et risquer que ça marche cette fois ou que je refasse une 8eme fc?)

Édit: Et risquer que dans 6/12 mois la qualité de mes ovocytes se dégrade completement ( au point peut être de ne pouvoir faire un bebe bio =fiv do) ( surtout si l’hypothèse des fc à raisons chromosomiques s’avèrent être la bonne…)

3/ tenteriez vous directement la fiv en Espagne pour implanter un embryon sain? 

Édit: avec congélation et traitement adenomyose 4 mois environ pour implantation dans un corps sain ( = moins de risque de fc et gain de temps) mais problèmes éthiques…

4/ tenteriez vous une fiv en france avec congélation et traitement adenomyose? ( mais risque de fc chromosomique et mêmes soucis éthiques) 

5/ abandonneriez vous l’idée d’un enfant biologique? 

6/ partiriez vous directement sur l’adoption ( en abandonnant l’idée du bebe bio car dans tous les cas on part en parallèle sur l’adoption ) 

Sachant que j ai 37 ans. En essaie depuis 3 ans et demi, 7 débuts de grossesses et des tas d’examens. Une adenomyose qui s’accentue. Et une ovulation qui perd en qualité. Pire encore , une muqueuse fine et des regles de 2 jours 1/2 voir moins ce mois ci….

J’ai besoin de vos lumières. 

Le choc de la fiv, du bebe laboratoire, la congelation, du tri, d’enlever une cellule à l’embryon,  du « que Faire si il y en reste 5 au congèle » ? Du fait de payer pour avoir un bebe….

Je suis en pma, mais je n’ai eu que de légères stim simples. Jamais d’insémination…. et oui, j’ai peur.

Édit: merci d’avance pour vos réponses, ca m’aide beaucoup. La décision évidement sera mienne, notre. Mais avoir l’avis de filles  » comme moi » m’aide. Meme c’est compliqué par écrit de vous transmettre toutes les cartes de la décision.

Énormes bisous à toutes ❤️❤️❤️

pma

À lire- dépistage chromosomique pour les FC à répétition

Voici ou on en est en france: ( pour info il s’agit justement du medecin en espagne qui se chargera de mon cas, si tel est notre choix)

Faut-il trier les embryons?

René Frydman, le pionnier des FIV en France, demande l’autorisation du dépistage chromosomique : l’élimination des embryons « mal fichus », dont les porteurs de trisomies.

À la clé, moins de fausses couches et d’avortements.

Comme de nombreux spécialistes français de la procréation médicalement assistée (PMA), René Frydman, le père « médical » d’Amandine, premier bébé éprouvette de l’Hexagone, est « en colère ». « Même si la loi Santé semble ouvrir une perspective, à cause de notre législation rétrograde, les pratiques sont à la traîne, des patientes trinquent et les chercheurs sont distancés sur le plan international », accuse le célèbre gynécologue obstétricien. À l’origine de son courroux, l’interdiction en France d’une technique de dépistage des anomalies chromosomiques utilisée ailleurs en Europe et aux États-Unis depuis plus de vingt ans pour améliorer le taux de succès des fécondations in vitro (FIV). Après plusieurs autres travaux, une étude vient de valider l’intérêt de cet outil appelé PGS (de l’anglais preimplantation genetic screening ou « dépistage génétique préimplantatoire »). Cet article publié dans la revue Fertility and Sterility montre que son utilisation chez les femmes de plus de 35 ans ayant des difficultés pour concevoir faisait notamment diminuer le nombre de fausses couches et augmentait celui des naissances.

« Depuis quelques années, la génétique moléculaire a fait un grand bond. Les techniques sont plus rapides, plus fiables, il serait vraiment dommage de passer à côté de ce progrès« , poursuit le Pr Frydman. Le souhait de voir évoluer les pratiques de PMA part d’un constat cruel : alors que le nombre de FIV ne cesse d’augmenter (84.000 en 2013), le taux de succès, en progression ailleurs, plafonne en France autour de 20%. Il faut multiplier les tentatives, lourdes pour les femmes et coûteuses pour la Sécurité sociale, afin de voir naître des bébés. Pourquoi 85% des embryons fabriqués pour les couples infertiles ne s’implantent-ils pas? « C’est souvent dû à des anomalies chromosomiques », détaille René Frydman

Avortement thérapeutique

Biologiste de la reproduction à Montpellier, le Pr Samir Hamamah parle avec tristesse de « ces embryons mal fichus » et souvent sans destin : « Soit ils ne s’implantent pas dans l’utérus, soit ils donnent lieu à une fausse couche, soit ils sont viables mais porteurs d’anomalies chromosomiques telles que la trisomie 21. » Dans ce cas, le problème est repéré au moment du dépistage prénatal (prise de sang et amniocentèse) au début de la grossesse, et la majorité des couples fait le choix douloureux d’un avortement thérapeutique. La fréquence de ces anomalies chromosomiques augmente avec l’âge de la femme : neuf embryons sur dix en sont porteurs quand la patiente atteint 40 ans. « Pourquoi autoriser le dépistage chromosomique à partir du troisième mois de grossesse et pas avant? Une interruption de grossesse est traumatisante pour les femmes et les couples, ce n’est pas éthique », s’indigne René Frydman.

Les premiers essais de dépistage sur l’embryon ont débuté dans la foulée du séquençage du génome humain. Les scientifiques ont commencé par étudier cinq anomalies chromosomiques, les plus fréquentes, puis dix. Aujourd’hui, les 46 chromosomes sont examinés après une biopsie généralement effectuée au troisième ou au cinquième jour après la fécondation in vitro. « Grâce à un laser chauffant, le biologiste prélève au laser cinq à dix cellules, décrit Samir Hamamah. Il s’agit d’une micromanipulation assez simple, nécessitant six à neuf mois d’apprentissage, sans danger pour l’embryon. » Le prélèvement est ensuite envoyé à un généticien spécialiste des chromosomes qui a pour mission d’en faire l’analyse à haut débit à l’aide d’une puce que les spécialistes appellent « CGH Array », du nom de son acronyme en anglais. Ses résultats permettent à l’équipe médicale de sélectionner les embryons dépourvus d’anomalies chromosomiques, qui seuls seront implantés.

De nombreuses Françaises se tournent vers le « tourisme procréatif »

Réputé pour ses bons résultats en matière de procréation, le réseau de cliniques privées IVI accueille en Espagne de nombreuses Françaises qui se tournent vers le « tourisme procréatif » après avoir subi sans succès plusieurs FIV. « Nous proposons le diagnostic préimplantatoire chromosomique, autorisé sous conditions ici, aux femmes les plus âgées, à celles chez qui les FIV ne marchent pas ou qui ont fait de nombreuses fausses couches », explique le Dr André Guérin.

Ce gynécologue aixois installé à Barcelone se défend de toute dérive eugénique : « Le taux de succès est bien meilleur. C’est mon rôle de médecin de chercher à éviter des fausses couches ou des avortements thérapeutiques. » Hors de question pour autant de pratiquer la vente forcée du dépistage chromosomique à chaque FIV comme cela est souvent le cas aux États-Unis. « Cet examen est moins coûteux que par le passé mais toujours cher et sophistiqué. Il faut le réserver à celles qui en ont vraiment besoin. »

Source: JDD papier

Voici le lien direct:

https://www.google.fr/amp/www.lejdd.fr/Societe/Sciences/Faut-il-trier-les-embryons-Le-pionnier-des-FIV-en-France-demande-l-autorisation-du-depistage-chromosomique-764059.amp

pma

24h plus tard…

Le cerveau fait son chemin.

La fiv ne me fait plus peur.

Le bebe éprouvette non plus.

L’Espagne non plus.

Que ce soit Si rapide non plus.

Notre décision est « casi prise »

On a assez galèré.

 On veut que ca avance. 

On aura pas de fenetre dans notre future maison tant pis. 

On a Rdv en Espagne le 16juin.

Je serai à j16.

 On pourra planifier une fiv pour juillet.

(Et sur un malentendu à j 14 je tombe enceinte et on ne commencera jamais La fiv.)

Et en août septembre octobre on traite l’adenomyose.

Implantation en novembre.

Et en novembre décembre janvier février mars avril mai juin juillet je suis enceinte.

Et on continue sur l’adoption en parallèle car finalement on est chaud. 

Et dans mon idéal je souhaiterai un enfant adopté 😍 ET etre enceinte 😍 

On se surprend à y croire……

À croire qu’on aura une grande famille. Des sièges auto. Des cris de bagarres dans la maison des jeux plus calme….

Et notre grande fille qui crira:  » il ( elle) me pique tout »!!! Mdr

😍🍀🍀🍀🍀🍀🍀

Adoption, maternité, pma

Adoption étape 1/ Réunion d’information

Cette fois, on y a été.

En octobre La Réunion tombait en même temps que mon echo des 4 semaines et j’y ai vu un signe. J’ai annulé La Réunion.

En janvier on s’est pris la tête avec Cheri car je lui avais lu un compte rendu de premiere Réunion hyper flippant et il a flippait. On a prétexté une Gastro. On a fait le point. On a décidé de poursuivre et de s’inscrire à celle de mars.

En mars on etait chaud. On etait prêt. Et le matin de La Réunion, j’ai appelé pour etre sure que c’était bien à 14h et ils m’ont dit  » non, c’est commence depuis 1h ». On etait dépités. On s’est inscrit à la suivante.

En juin. Le 2. Enfin. Nous y avons été.

Pile à l’heure. Un peu nerveux.

On imaginait une petite Réunion autour d’une table à 10 et on etait 50 dans une salle de conférence.

En face, La responsable Pmi qui gère les agréments, La psy, La sociale, La coordinatrice.

4 nana hyper sympa. Hyper clairs. Hyper humaines.

On a fait le point essentiellement sur l’obtention de l’agrément et non sur la vie d’un enfant adopté. On s’attendait à ressortir déprimé et c’était tout le contraire.

On est pleins d’espoir. De projet. La tete en ébullition.

Notre projet se porterai ( pour l’instant) sur une fillette. De 0 à 6 ans. Plus petite que la notre.

On médite sur l’avenir de notre  » famille »

Mais entre l’Espagne et les îles ( lieu x ou on aimerait adopter) l’espoir d’agrandir la famille se matérialise….

adenomyose, Bilan fausse couche, Biopsie matrice lab, diagnostique post implantatoire, embolisation varicocele, Espoir, Fausse couche à répétition, fiv en espagne, Indice de résistance artère utérine, ovulation, pma, varicocele

Retour à la case départ 

(édité car écrit au portable dans le train hier)

> Verdict du Rdv…

je ne sais pas quoi en penser….

Ou plutôt comment y penser….Dans quel ordre.

 

La thèse de la faute au Cheri -> c’est cuit.

Meme si les spermo sont moins bons, le spermo d’hier est bien trop meilleur niveau typique. On ne peut rien conclure. La fragmentation de l’ADN n’est pas mauvaise…

Il faut l’opérer pour améliorer le sperme mais pas de « cause officielle de fc ».

En tous cas, pas » LA » cause.

Mais c’est un facteur négatif.

 

Par contre:

J’ai plus d’adenomyose à ses yeux qu’aux yeux de tous les autres et pour elle c’est un facteur de fc.

Pas l’unique non plus.

Mais à traiter pour une fiv.

 

Et: ma réserve ovarienne est bonne, mais elle a diminué ces 3 dernières années. ( normale quoi)

 
Donc pour elle:

Plan 1/

La fiv « pgs » ( tri des embryons chromosomiquement viable en espagne)  reste la meilleure option.

En tous cas la plus rapide et la plus radicale,

>>> On saura : si il y a oui ou non une cause embryonnaire du à la qualité d’une de nos gamètes.

>>>On saura : le cas échéant que mon Uterus est en cause.

Dans tous les cas: elle préconise:

fiv / tri + congélation+ matrice l’an et test ERA + traitement adenomyose 3 mois = transfert

= 7000€ pour l’Espagne

 

 

Plan 2/

pareil mais en france  sans tri des embryons= 1000€

 

plan 3/ (le mien)

1/ embolisation varicocele en juin Paris( pause 3 mois)

2/ Matrice Lab + ERA en juin Paris

+ Traitement  naturel  menaupose  artificielle pour adenomyose  3mois

+ repos coucouniettes 3 mois 

= essais couette de septembre à décembre avec sperme et Uterus au top = espoir de ne pas avoir de fiv…

Mais pas top car même si on gagne en qualité utérus et qualité coucougnettes (hihi) on perd du temps et donc des ovulations/ovules dont la qualité peut vite s’effondre à 37 ans (me voila vraiment vieille d’un coup depuis mes 37 officiels)

Ou alors :

plan 4/ (encore le mien)

** bebe couette multi chance pour dans 15jours ** ( car je suis a J1)

Avec une configuration ovule  +  spermato +  muqueuse au top sur un malentendu! ( sympa ca aussi non? )

 
Voilà…

 

Ca bouillonne dans mon crâne.

Je ne sais que Faire. Je ne me sens pas prête pour une fiv.

Encore moins en Espagne.

Ca me pose pleins de soucis éthique….