pma

À lire- dépistage chromosomique pour les FC à répétition

Voici ou on en est en france: ( pour info il s’agit justement du medecin en espagne qui se chargera de mon cas, si tel est notre choix)

Faut-il trier les embryons?

René Frydman, le pionnier des FIV en France, demande l’autorisation du dépistage chromosomique : l’élimination des embryons « mal fichus », dont les porteurs de trisomies.

À la clé, moins de fausses couches et d’avortements.

Comme de nombreux spécialistes français de la procréation médicalement assistée (PMA), René Frydman, le père « médical » d’Amandine, premier bébé éprouvette de l’Hexagone, est « en colère ». « Même si la loi Santé semble ouvrir une perspective, à cause de notre législation rétrograde, les pratiques sont à la traîne, des patientes trinquent et les chercheurs sont distancés sur le plan international », accuse le célèbre gynécologue obstétricien. À l’origine de son courroux, l’interdiction en France d’une technique de dépistage des anomalies chromosomiques utilisée ailleurs en Europe et aux États-Unis depuis plus de vingt ans pour améliorer le taux de succès des fécondations in vitro (FIV). Après plusieurs autres travaux, une étude vient de valider l’intérêt de cet outil appelé PGS (de l’anglais preimplantation genetic screening ou « dépistage génétique préimplantatoire »). Cet article publié dans la revue Fertility and Sterility montre que son utilisation chez les femmes de plus de 35 ans ayant des difficultés pour concevoir faisait notamment diminuer le nombre de fausses couches et augmentait celui des naissances.

« Depuis quelques années, la génétique moléculaire a fait un grand bond. Les techniques sont plus rapides, plus fiables, il serait vraiment dommage de passer à côté de ce progrès« , poursuit le Pr Frydman. Le souhait de voir évoluer les pratiques de PMA part d’un constat cruel : alors que le nombre de FIV ne cesse d’augmenter (84.000 en 2013), le taux de succès, en progression ailleurs, plafonne en France autour de 20%. Il faut multiplier les tentatives, lourdes pour les femmes et coûteuses pour la Sécurité sociale, afin de voir naître des bébés. Pourquoi 85% des embryons fabriqués pour les couples infertiles ne s’implantent-ils pas? « C’est souvent dû à des anomalies chromosomiques », détaille René Frydman

Avortement thérapeutique

Biologiste de la reproduction à Montpellier, le Pr Samir Hamamah parle avec tristesse de « ces embryons mal fichus » et souvent sans destin : « Soit ils ne s’implantent pas dans l’utérus, soit ils donnent lieu à une fausse couche, soit ils sont viables mais porteurs d’anomalies chromosomiques telles que la trisomie 21. » Dans ce cas, le problème est repéré au moment du dépistage prénatal (prise de sang et amniocentèse) au début de la grossesse, et la majorité des couples fait le choix douloureux d’un avortement thérapeutique. La fréquence de ces anomalies chromosomiques augmente avec l’âge de la femme : neuf embryons sur dix en sont porteurs quand la patiente atteint 40 ans. « Pourquoi autoriser le dépistage chromosomique à partir du troisième mois de grossesse et pas avant? Une interruption de grossesse est traumatisante pour les femmes et les couples, ce n’est pas éthique », s’indigne René Frydman.

Les premiers essais de dépistage sur l’embryon ont débuté dans la foulée du séquençage du génome humain. Les scientifiques ont commencé par étudier cinq anomalies chromosomiques, les plus fréquentes, puis dix. Aujourd’hui, les 46 chromosomes sont examinés après une biopsie généralement effectuée au troisième ou au cinquième jour après la fécondation in vitro. « Grâce à un laser chauffant, le biologiste prélève au laser cinq à dix cellules, décrit Samir Hamamah. Il s’agit d’une micromanipulation assez simple, nécessitant six à neuf mois d’apprentissage, sans danger pour l’embryon. » Le prélèvement est ensuite envoyé à un généticien spécialiste des chromosomes qui a pour mission d’en faire l’analyse à haut débit à l’aide d’une puce que les spécialistes appellent « CGH Array », du nom de son acronyme en anglais. Ses résultats permettent à l’équipe médicale de sélectionner les embryons dépourvus d’anomalies chromosomiques, qui seuls seront implantés.

De nombreuses Françaises se tournent vers le « tourisme procréatif »

Réputé pour ses bons résultats en matière de procréation, le réseau de cliniques privées IVI accueille en Espagne de nombreuses Françaises qui se tournent vers le « tourisme procréatif » après avoir subi sans succès plusieurs FIV. « Nous proposons le diagnostic préimplantatoire chromosomique, autorisé sous conditions ici, aux femmes les plus âgées, à celles chez qui les FIV ne marchent pas ou qui ont fait de nombreuses fausses couches », explique le Dr André Guérin.

Ce gynécologue aixois installé à Barcelone se défend de toute dérive eugénique : « Le taux de succès est bien meilleur. C’est mon rôle de médecin de chercher à éviter des fausses couches ou des avortements thérapeutiques. » Hors de question pour autant de pratiquer la vente forcée du dépistage chromosomique à chaque FIV comme cela est souvent le cas aux États-Unis. « Cet examen est moins coûteux que par le passé mais toujours cher et sophistiqué. Il faut le réserver à celles qui en ont vraiment besoin. »

Source: JDD papier

Voici le lien direct:

https://www.google.fr/amp/www.lejdd.fr/Societe/Sciences/Faut-il-trier-les-embryons-Le-pionnier-des-FIV-en-France-demande-l-autorisation-du-depistage-chromosomique-764059.amp

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s